L’équipe du jury jeune cavale, de film en film, dans les coulisses du Festival. Parmi ces six jurés âgés de 18 à 23 ans, Preview a pu intercepter quelques minutes Ariane, entre deux projections.

« On a une séance à 15h45 », prévient Ariane, une des jurés jeunes qui a accepté de répondre à Preview malgré un emploi du temps chargé. Effectivement, figurer dans un jury ne les dispense pas d’aller en cours, ni de travailler. Ariane planifie ses séances en fonction de ses cours. L’objectif est de voir au moins un film dans chaque catégorie (rétrospective argentine, films sur l’exil, etc.), ainsi que deux films par jour de la compétition officielle. Être juré jeune est l’occasion de visionner beaucoup de films, « le plus possible ». Malgré son apparente décontraction, une certaine pression pèse sur les épaules de la jeune fille. « La délibération sera difficile… » Ce rôle éphémère permet à Ariane de découvrir les dessous du Festival, tous ses métiers et missions. Une aubaine pour cette étudiante dont le souhait est de travailler plus tard dans la médiation culturelle, et plus particulièrement au sein des festivals justement.  « On voit l’événement d’une manière différente. »

Rester neutre, c’est l’essentiel

Ariane avoue ne pas avoir de critères pour juger si un film est bon ou pas. « J’adore plein de films variés, donc je me laisse surprendre. Si un film me touche vraiment profondément, et que je n’arrive pas à en sortir, c’est que c’est un bon film. » Chaque décision est bonne si elle est argumentée : faire en sorte de ne pas être influencé par le réalisateur, ne pas avoir d’idée préconçue… Bref, être un juré neutre, c’est l’essentiel. Preview n’a pas eu le temps de poser une dernière question à Ariane qu’elle était déjà partie. Avec ce planning serré, le jury a-t-il le temps de se sustenter ? Ou est-ce qu’un juré jeûne ?

Photo prise par Lisa Darrault